La découverte de pratiques novatrices

Selon le Dr Ravinder Singh, chef du Service de chirurgie, quand l’hôpital s’est mis à offrir de plus en plus de chirurgies par laparoscopie (à effraction minimale), il est devenu évident que l’équipe n’utilisait pas tous les instruments médicaux fournis sur les plateaux chirurgicaux.

« Nous en avons profité pour rendre la salle d’opération plus efficace », explique le Dr Singh.

« Le surplus d’instruments entraîne une perte de temps pour le personnel chargé de stériliser, de choisir et de préparer les plateaux ainsi que pour les infirmières de la salle d’opération qui déballent les instruments et les comptent avant et après l’intervention. »

Les instruments dont les chirurgiens ont besoin sont préparés par le personnel du Service de retraitement des dispositifs médicaux, qui est responsable de la décontamination, de l’inspection, de l’entretien et de la stérilisation des dispositifs médicaux de l’hôpital.

« Nous avons décidé d’entreprendre un projet pilote dans le cadre duquel nous avons fait le suivi des instruments utilisés pendant quelques mois. Les résultats ont révélé que plus de 60 % des instruments envoyés à la salle d’opération ne servaient pas aux chirurgiens », ajoute le Dr Singh.

Nous avons donc changé la façon dont les instruments sont emballés pour les chirurgiens qui effectuent des interventions chirurgicales générales par laparoscopie, ce qui, en bout de piste, a permis de réduire le gaspillage. Avant, le plateau comptait 64 instruments et il fallait 17 minutes pour tout assembler et décontaminer. Maintenant, on n’utilise que 24 instruments et la durée de l’assemblage et de la décontamination n’est que de 8 minutes.

« Voilà un exemple de la façon dont un petit changement visant à améliorer la qualité entre deux services peut ajouter beaucoup de valeur au service sans toutefois en compromettre la qualité, conclut le Dr Singh. Nous espérons adopter cette pratique pour toutes les chirurgies spécialisées. »